Laurent Fendt : mes treize années sur Radio Ici et Maintenant !

Laurent Fendt se passionne depuis plus de vingt ans sur des questions telles que : qu'est-ce que la conscience, les religions, la spiritualité, la philosophie, l'ésotérisme et les symboles, le pouvoir de l'esprit sur la matière, les énergies libres, les médecines parallèles, la politique, l'économie… 

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Pendant de nombreuses années, il fut aux commandes de la radio "Ici et Maintenant! " et a interviewé un grand nombre de chercheurs, d’enseignants spirituels ou d’illuminés de tout crin. Cette position de "témoin privilégié" nous a donné l’envie de le faire passer de l’autre côté du miroir, non pardon de l’autre côté de la table, et donc de l'interroger. 

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Les années 2002-2015 : un moment charnière pour notre société et nos médias ?

Si les moyens de diffusion ont connu une mutation sans précédent (avènement du Web 2.0, des réseaux sociaux, des vidéos en ligne, généralisation de la gratuité etc…) qu’en est-il du contenu ? Assistons-nous à une banalisation de la pensée "mainstream" ou, au contraire, à l’essor de niches éditoriales qualitatives ?

Laurent Fendt a eu cette chance de côtoyer tant d’acteurs du monde de la spiritualité, parfois même d’approcher de "grands maitres". Quel regard porte-il sur ce monde "un peu particulier" ?

Autant de questions passionnantes que Jocelin Morisson adresse ici à Laurent Fendt.

Précisions que Laurent Fendt vient de lancer (mars 2016) sa propre web-tv, HYM MEDIA (prononcez "im médiat"): comme toute jeune création, elle a besoin de soutien!

Extrait de la vidéo

Bonjour, merci de nous retrouver pour cette nouvelle émission sur Salamandre TV, réalisée avec les moyens techniques de Pimepiste TV. Aujourd'hui nous allons avoir une conversation avec un homme de radio, quelqu'un qui a été un pilier de la radio ici et maintenant pendant 13 ans, qui va nous parler de cette expérience-là et de son parcours plus généralement. Laurent Fent, bonjour. Salut Jocelyne, bonjour à tous.

Merci d'avoir accepté l'invitation de Salamandre. On va se nettoyer Laurent, parce que tu m'as reçu quelques fois dans ton émission, je te remercie. Ce n'est pas simplement un renvoi d'ascenseur, c'est parce qu'on s'intéresse effectivement à ton parcours et en plus tu as des choses nouvelles à raconter, pas seulement sur ton expérience au sein d'ici et maintenant, mais bien sûr sur ce que tu vas faire maintenant, tes projets, qui nous en parlera en fin d'émission.

Mais avant ça, on souhaitait quand même que tu nous parles de cette expérience de 13 années au sein d'ici et maintenant. On va peut-être commencer par dire ce qu'est Radio Ici et Maintenant, parce que c'est quand même une radio un peu particulière qui a été fondée dans les années 80, même si je ne m'abuse. C'était à la base une radio pirate, co-fondée par Didier Deplege, et qui a donc commencé à émettre de façon clandestine, sans autorisation, à la grande époque des radios, avant que les radios ne deviennent libres.

Toi, tu étais déjà un auditeur de cette radio au départ ? Je serais mal placé pour te dire ce qu'il en était dans les années 80, le début des radios libres. Je ne savais pas ce que c'était que les radios libres, comment ces dernières avaient émergé au sein de la FM, ce qui s'était passé avec Mitterrand. Je n'étais pas du tout radiophonique, que ce soit durant mon enfance, mon adolescence, c'était plus, on va dire, dans le domaine musical que je me réfugiais avec des CD, des concerts, etc.

Cependant, de ce que je pouvais écouter, en tout cas à travers les différentes radios France Culture et autres, il y a quelque chose qui me caractérisait, c'est comme ça que je me suis construit, c'est de poser des questions aux gens. J'étais bon pour ça. Après avoir suivi un parcours artistique, en commençant l'école des Beaux-Arts de Versailles, j'ai eu le service national qui m'appelait, et puis j'étais beaucoup plus au Beaux-Arts en train de refaire le monde avec les amis, à discuter de métaphysique, ce qui m'a ouvert, c'était très très riche.

Et puis, au final, de vraiment me poser la question de ce que je voulais faire, sachant que les différents concours que j'avais essayés pour rentrer dans les écoles d'art ne marchaient pas. Donc, je suis parti au service national, faire 18 mois à Djibouti en Afrique. C'était une expérience très enrichissante pour connaître ses propres limites, pouvoir se définir en tant qu'homme et quitter la sphère un peu édulcorée, cotonneuse de notre société occidentale, matérialiste, on va dire plus par essence qu'autre chose à l'époque.

Et puis, en rentrant des envies, des souhaits, et au regard de ce que je savais être mes dons et mes talents, à savoir pouvoir découvrir autrui à travers des questions, j'avais une certaine estime de moi qui faisait que des études de psycho, j'aurais certainement réussi, mais ça me faisait chier d'aborder des auteurs anciens où on ne comprenait pas forcément le phrasé à travers les livres. Donc, je ne l'ai pas fait.

J'avais aussi l'idée de me lancer dans le domaine radiophonique en voulant suivre potentiellement des études pour être animateur radio. Mais là aussi, l'estime que j'avais de moi-même, c'est à quoi ça va servir ? Je vais payer, je vais passer 2-3 ans alors que concrètement, la manière dont je peux gérer les questions que je pose aux gens d'une manière naturelle, je me sens doué pour ça. Donc, à quoi bon faire des études ?

Ce qui peut être aussi un piège. Je ne dis pas que c'est forcément une bonne chose, mais en tout cas, on va dire que je me suis réalisé d'une manière autodidacte, ce qui m'a permis de faire toutes sortes d'expériences, toutes sortes de boulots, divers et variés. C'est un grand écart entre les Beaux-Arts et l'Arpée. C'est quand même une sorte de grand écart.

Tu aurais pu finir par t'engager dans l'armée parce que là, tu étais volontaire pour un service long. Oui, on m'a proposé, poussé par aussi bien la famille que les militaires de carrière que j'ai pu rencontrer. Oui, il y avait cet encouragement-là parce que je n'étais pas mauvais forcément dans ce que je faisais et j'avais ce rapport à l'humain qui était un plus. C'est clair, quand on peut aborder la diplomatie et faire en sorte de faire circuler l'information, que ce soit dans une entreprise, que ce soit au sein de l'armée ou de n'importe quel autre organisme social, c'est simple.

On entend plein de choses à l'armée. Est-ce que c'est là-bas que tu as eu tes premières expériences d'animateur radio ou pas du tout ? Non, rien à voir. Ce n'est pas là-bas.

Mes premières expériences sont faites à la radio. Avant d'entrer à la radio, j'étais chauffeur-livreur poids lourd. J'avais passé une formation de taxi en rentrant de l'armée. Mon objectif, c'était comment un jeune homme parce que j'avais 24 ans, peut, en rentrant d'un service de 18 mois à l'étranger, avoir une autonomie financière et ce rapidement pour quitter le giron familial.

J'ai fait cette formation de taxi. Par la suite, j'ai été chauffeur grande remise. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est chauffeur VIP. On conduit des très belles voitures et on écume les hôtels parisiens.

On va chercher ces personnalités ou touristes de haute gamme dans les aéroports et on les emmène là où ils le souhaitent, grands restaurants, etc. J'ai fait ça quelques mois. Ça m'a permis de gagner très vite et très bien ma vie. Par la suite, vu que je n'avais plus du tout de vie privée, je me souviens d'une anecdote, ça c'est pour le gag, où j'étais aux toilettes, je n'avais pas mon téléphone et on va dire que le standard de la boîte pour laquelle je bossais m'a appelé.

Forcément, je n'ai pas pu répondre et je me suis fait engueuler parce que je n'avais pas mon téléphone aux chiottes. Donc là, ça a commencé à dire non, de toute façon, cette vie-là, ce n'est pas pour moi. Je ne peux pas me consacrer entièrement à autrui dans ce sens-là. Et puis, il y avait cette idée de me dire de toute façon, je vais avoir cette opportunité, il faut vraiment que je discerne comment est-ce que je peux mettre en avant mes dons et mes talents.

Dans l'idée du taxi ou de celui qui conduit autrui, il y avait plusieurs éléments. Il y avait le fait de pouvoir bouger physiquement, d'être autonome, indépendant et en même temps, de pouvoir parler, dialoguer, rencontrer des gens divers et variés. Et ça, je trouve ça vraiment très intéressant. Par la suite, j'ai vu une annonce qui recherchait des chauffeurs-livreurs pour une société qui livre du matériel de réception pour des congrès, des séminaires, des mariages, tout ce qui a trait à l'événementiel.

C'était relativement bien payé en francs à l'époque. Et puis, j'étais jeune, plein de force. J'ai fait ça pendant 2 ans, 3 ans je crois tout en ayant cette réflexion à l'intérieur de « Où est ma place ? Quels sont mes dons et mes talents ?

» Jusqu'à ce que j'avais envisagé de devenir manager. Seulement manager, il n'y a pas de formation pour être manager. Quand j'entends manager, j'entends pouvoir accompagner des artistes et les faire connaître auprès des boîtes de prod et autres. Et j'avais fait l'interview d'Alain Fréjet, je me rappelle de son et de son prénom, ce

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