Introduction à l'enseignement de G.I. Gurdjieff 2
Dans ce deuxième et dernier volet de l'exposé sur l'enseignement de G.I. Gurdjieff, célèbre figure de l'ésotérisme, Serge Troude revient sur la musique objective, l'oeuvre écrite du maître, l'échelle des idiots, qui est une invitation à combattre l'aspect égotique de tout homme devant naître à l'altruisme et partager ce qu'il a reçu, et l'ennéagramme. Autant d'éléments et d'outils qui doivent conduire l'être humain vers son développement harmonique et la conscience vers son éveil spirituel.
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
Dans ce deuxième et dernier volet de l'exposé sur l'enseignement de G.I. Gurdjieff, célèbre figure de l'ésotérisme, Serge Troude revient sur la musique objective, l'oeuvre écrite du maître, l'échelle des idiots, qui est une invitation à combattre l'aspect égotique de tout homme devant naître à l'altruisme et partager ce qu'il a reçu, et l'ennéagramme. Autant d'éléments et d'outils qui doivent conduire l'être humain vers son développement harmonique et la conscience vers son éveil spirituel.
Extrait de la vidéo
La musique Abordons maintenant un point très important qui est la musique.
Pour Gurdjieff, la musique doit conduire l'homme vers l'éveil.
Gurdjieff nous donne la notion de musique objective qui, selon lui, est rare et requiert une connaissance approfondie de la nature humaine et des lois mathématiques des phénomènes vibratoires.
Cette musique objective permet de créer en l'homme un état intérieur unifié et harmonique qui est au cœur de l'enseignement de M. Gurdjieff, souvenons-nous de son Institut pour le Développement Harmonique de l'Homme.
Et c'est l'exactitude des intentions qui a le plus d'importance dans la musique objective. La musique objective est construite pour quelque chose.
Gurdjieff savait très bien que des connaissances, des traditions étaient cachées au cœur des musiques qu'il a entendues et qu'il a retranscrites par la suite.
Un point est de dire qu'il y a une différence entre la musique orientale et la musique occidentale, dite tempérée.
Bien que l'octave soit universelle, la musique orientale divise l'octave en 7, en 23, en 30, en 48 parties. La musique tempérée n'est pas divisée ainsi.
Et alors, très souvent ces variations sonnent fausses à nos oreilles.
Et toutes ces formes d'expressions du chant harmonique des moines tibétains au dicre soufi produisent des impressions sur nos sens et des sentiments qui sont propres à ces impressions.
Et c'est pour cela qu'il a été très difficile à Thomas de Hartman de trouver les arrangements aux lignes mélodiques que Gurdjieff lui donnait et qui retranscrivent ce que Gurdjieff voulait transmettre au travers par cette ligne mélodique.
Puisque là, lui, il se souvenait de la musique orientale et M. de Hartman nous a traduit ça, pour le piano notamment, en musique occidentale.
La musique de Gurdjieff, raisonnablement, ne peut pas être classée dans une catégorie connue pour dire cela.
Sa musique est en rapport avec le travail de l'homme lui-même, avec ce que Gurdjieff appelait le développement harmonique.
Et cette musique s'adresse en priorité au centre émotionnel.
Mais attention, il ne faut pas porter de jugement sur son apparente simplicité.
Je dis bien apparente simplicité.
Parce que nombreuses sont les études dans le monde sur sa musique, encore aujourd'hui, sur les harmoniques particulières, les octaves intérieures et ce que cette musique génère de sentiments et d'impression.
Nous avons encore beaucoup de choses à découvrir.
S'agissant de la production musicale de Gurdjieff, nous pouvons la diviser en trois.
La première, c'est la musique pour laquelle Thomas de Hartman a fourni des arrangements.
Ça englobe les chants, les musiques issues de folklore, les hymnes sacrés, les prières.
Il y a à peu près entre 160 et 170 oeuvres musicales qui sont toutes éditées aujourd'hui.
Il y a la musique également qui a été composée spécialement pour les mouvements.
Et puis il y a les improvisations de Gurdjieff.
Ces improvisations, c'est une histoire.
Ces improvisations étaient consignées sur 44 gros bobineaux que nous voyons et nous avons décidé de les restaurer et de les produire.
Ce qui a été fait il y a peu de temps.
Gurdjieff connaissait quelque chose du mystère des sons et du pouvoir de la musique.
C'est indéniable. Il connaissait quelque chose qu'il a essayé de nous transmettre.
C'est à nous aussi d'aller découvrir.
Venons-en aux ouvrages littéraires.
Ils sont au nombre de cinq.
Le premier d'entre eux s'intitule L'Annonciateur du Bien-Avenir, le fameux Herald of Coming Good.
Mais comme nous pouvons le voir, le titre est encore plus précis.
Premier appel à l'humanité contemporaine.
Premier appel à l'humanité contemporaine.
Gurdjieff appelle à l'humanité.
Cela doit nous faire réfléchir sur l'immensité de son projet.
Sur sa formidable conviction que ce qu'il a découvert doit être transmis à l'homme et peut l'aider à réagir et à améliorer l'humanité.
Dans cet ouvrage, Gurdjieff nous éclaire effectivement sur les projets qu'il avait élaborés pour le devenir de l'humanité.
Il nous parle également de l'étude des différents types d'hommes et annonce l'ensemble de ces futurs ouvrages littéraires qu'il appelle du tout et de tout pour la transmission de son enseignement.
Le premier ouvrage s'intitulera Critique objectivement impartiale de la vie des hommes.
La forme allégorique de l'ouvrage sera remplacée par le titre Récit de Belzebuth à son petit-fils.
Le second ouvrage s'intitulera Rencontres avec des hommes remarquables.
Et le troisième ouvrage s'intitulera La vie n'est réelle que lorsque je suis.
Pour des raisons obscures, le Herald of Commingood, l'annunciateur, fut retiré de la vente.
Certains disent que c'est Gurdjieff lui-même qui l'aurait souhaité. Nous n'avons aucune preuve de cela.
En 2001, nous avons pris la décision de le faire rééditer en français quand il nous est apparu que ce contenu était de nature à éclairer toute personne qui souhaitait véritablement entrer dans l'enseignement et mieux comprendre les visées de Gurdjieff.
Il y a plein de choses dans cet ouvrage qui sont dites.
Viennent ensuite les trois ouvrages dont je viens de parler sur l'œuvre de Gurdjieff qu'il a appelée du tout et de tout.
D'abord son ouvrage majeur, son œuvre majeure, Récit de Belzébuth à son petit-fils.
Le texte de cet ouvrage est souvent abscond.
Les légamonismes sont nombreux.
Les termes employés par Gurdjieff peuvent sembler fantaisistes.
Et pourtant, ils signifient tous quelque chose de précis, une idée, une vérité à qui c'est de comprendre.
Et cet ouvrage offre une immense richesse sur l'étude de la nature de l'homme.