Pour une réhabilitation de l'ésotérisme chrétien

Dans cet exposé, André Vandamme nous renvoie aux origines du christianime, avant le concile de Nicée (325); il analyse l'altération des enseignements de Jésus, opérée par l'empereur Constantin, les judéo-chrétiens, puis les églises institutionnalisées.

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En s'appuyant sur l'Evangile de Matthieu,

il met en exergue les influences helléniques, extrêmes-orientales et judaïques, qui ont façonné les différentes exégèses de la vie et des enseignements de Jésus, tout en redéfinissant ce qu'est "la croyance" religieuse et spirituelle.

Extrait de la vidéo

L'idée de départ, j'étais très interpellé, depuis longtemps j'avais lu la Bhagavad-Gita, j'étais intéressé au bouddhisme, au hindouisme, tout en restant chrétien, mais ça m'intéressait beaucoup.

J'ai trouvé dans la Bhagavad-Gita énormément de passages qui étaient en parfaite similitude, en concordance parfaite avec ce que je connaissais des évangiles.

Même chose chez Patanjali. Alors Patanjali, ça va même plus loin parce que, bien qu'hindouiste, il a fait exactement comme le Christ, il n'a jamais utilisé aucun nom des divinités de l'hindouisme. Et Jésus, dans l'évangile, on s'aperçoit, il n'a jamais donné aucun nom à Dieu.

Il ne l'appelle ni Adonai, ni Jéhovah, puisqu'il était juif, ni Elohim, jamais. Il l'appelle Notre-Père.

Et alors au sujet de Notre-Père, d'ailleurs, ça va très loin, parce que quand j'ai pris le texte grec pour analyser le texte grec, je me suis rendu compte que pater, en grec, bien sûr, ça veut dire le Père, mais à l'origine, ça veut dire ce qui est la source d'eux.

Ce qui est la source d'eux, quelque chose, évidemment. Et alors donc, il s'adresse à la source.

Et alors là, pour moi, ça a été une révélation, parce qu'effectivement, la source, c'est ni masculin, ni féminin, ni neutre.

Et les juifs qui ont traduit Notre-Père étaient tout à fait dans leur logique du judaïsme, qui voulaient que Jésus, étant un homme, Dieu était masculin. Enfin, bon, on connaît le désintérêt. Enfin, ce n'est pas le désintérêt, c'est même un certain mépris qu'ont les juifs de tout ce qui est féminin. Bon, c'est Ève qui était la pécheresse, etc. Enfin, c'est à cause d'elle que Adam a chuté.

Enfin, bon, les femmes étaient impures pendant un certain temps. On connaît tout ce que les juifs avaient...

Bon, et si bien que Dieu ne pouvait être que masculin pour eux. Bon, et ça, c'est une erreur. C'est une erreur qui nous est due à la conception judéo-chrétienne, à la façon dont les judéo-chrétiens avaient compris l'Évangile. Les révélations que j'ai eues dans l'Évangile, là, pour moi, ça a été absolument éblouissant, mais je n'ai pas besoin de la Bible derrière. Bon, bien entendu, Jésus était juif, incontestablement. En plus, il s'adressait à des juifs, incontestablement.

Alors, effectivement, on va trouver chez lui des échos de la Bible. On va trouver... Bon, il a dit ceci. Bon, tous les juifs savent que Jérémie avait dit ça avant lui, ils savent qu'Elie avait dit ça avant lui, etc. Bon, mais raisonnons deux minutes. S'il avait été en Inde, bon, il aurait pris ses références dans la Bible, il aurait pris ses références dans la Bhagavad Gita. Donc, peu importe, moi, que Jérémie ait dit ça avant lui, que Elie ait dit ça avant lui, etc.

Moi, Jésus a dit, point. Voilà. Et c'est tout l'intérêt de l'Évangile de Thomas. L'Évangile de Thomas, il n'y a aucune anecdote, on ne raconte pas ses miracles, on ne raconte rien du tout, on ne raconte rien de ses démêlés avec les pharisiens, il n'y a aucune anecdote. Moi, j'appelle ça des anecdotes. Bon, OK.

Mais Jésus a dit, point, et puis la phrase. Alors, prends ça pour toi et puis interprète ça à ta façon, à ta façon. La première découverte que j'ai faite, bon, alors ça, c'est que tout ce qui est croyance, bon, alors ce que j'appelle croyance, bon, c'est par exemple Jésus est le fils de Dieu, né du Père avant tous les siècles.

Alors, pour moi, c'est une croyance, même si c'est un dogme, c'est devenu un dogme, c'est une croyance. La virginité de Marie, c'est une croyance.

Bon, pour un chlamant, ça ne passe pas, mais enfin, bon, c'est autre chose. Mais il y a d'autres croyances. Le ciel, l'enfer, la façon dont on en parle, le jugement dernier, tout ça sont des croyances, bon. Or, et c'est sûr, avoir la foi, ça se traduit par je crois, et du moment qu'on dit je crois, c'est parce qu'on ne sait pas.

Bon, je crois que la voiture de mon ami est blanche, mais si je le savais, je dirais, bon, je sais qu'elle est blanche. Voilà, alors je ne sais pas.

Voilà, quand on dit je crois, je ne sais pas. Et alors, qu'on soit pontife, ou qu'on soit évêque, ou qu'on soit théologien canonisé par l'Église, etc., eh bien, on n'a pas le droit d'imposer aux autres ce qu'on ne sait pas soi-même. Voilà, même si on y croit.

On peut dire, moi je crois que, alors là, d'accord. Alors, je respecte toutes les croyances, mais je ne les épouse pas pour autant.

Alors, j'ai les miennes aussi, c'est certain. Mais moi, c'est des faits. Or, dans l'Évangile, j'ai trouvé des faits. Et ça, c'est extraordinaire. C'est extraordinaire.

L'Évangile contient l'enseignement de Jésus qui a été appelé Christ pour la suite. C'est même écrit dans l'Évangile, d'ailleurs.

Il y a une phrase chez Matthieu qui dit « Jésus que l'on appelle Christ », autrement dit « surnommé Christ ».

Après, on reviendra sur le mot « Christ », parce que ça signifie chez les Grecs autre chose, et notamment chez Saint-Paul.

Parce que Saint-Paul était de culture grecque, tout en étant pharisien. Et alors, ça, c'est formidable. Bon, malheureusement, l'Église ne l'a pas suivi.

Mais on y reviendra. Ce Jésus – et alors, ça, c'est ma croyance, mais c'est ma certitude – est un initié qui a atteint un niveau sublime de l'initiation.

Et pour preuve, toutes les conséquences qu'on trouve généralement, qu'on trouve toujours chez les grands initiés – son pouvoir de guérison, sa faculté de connaître la pensée d'autrui, sa faculté de pouvoir prévoir certains événements avec une acuité que commun des mortels n'a pas, etc. – il n'y a pas que ça.

Et aussi, on trouve à tout moment dans l'Évangile le moment où il se met en méditation.

Parce que pour un initié, chaque fois qu'on dit qu'il prend la barque pour changer de rive, d'accord, un initié ne prend pas ça au premier degré.

Un initié, il se met en méditation de façon à atteindre ce qu'il appelle lui-même le royaume de Dieu, c'est-à-dire le royaume de l'Esprit, le royaume qui n'est pas visible, le royaume au-delà du monde manifesté.

Et quand je dis au-delà, c'est une façon approximative de parler parce qu'il est omniprésent, cet au-delà.

Mais seulement, ils ne sont pas sensibles.

De même que les protons, les électrons sont au-delà de l'atome, etc. mais ils sont dans l'atome.

Je vais donc vous parler du livre qui a été le fruit de ma quête personnelle et qui relate tout ce que j'ai découvert à titre personnel, ce qui relate ma foi, ma conviction, mais ce qui relate aussi ce qui est concret, les bases solides de ce qui est ma foi.

Ce livre s'appelle « Les trésors cachés de l'évangile selon Matthieu », en sous-titre, pour une réhabilitation de l'ésotérisme chrétien.

Parce que vraiment, là, j'ai découvert à quel point...

J'ai découvert cette certitude que le christianisme est un cheminement, à l'origine est un cheminement initiatique.

C'est-à-dire, ce qu'on appelle christianisme, c'est-à-dire se consigner Jésus.

C'est un cheminement initiatique, absolument.

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