Guy Thieux, légataire de l’occulte

Le monde de l’occultisme (un mot qui, étymologiquement, renvoie à « ce qui est caché à notre perception, d’humains » est un monde dangereux. Rare sont ses praticiens, ou témoins, qui peuvent en parler avec sérieux, légitimité et objectivité. Dans l’Eure-et-Loir, près de Châteaudun, nous sommes allés à la rencontre de l’un ses éminents représentants, Guy Thieux. Il nous a ouvert les portes de sa maison : un lieu digne de la caverne d’Ali-Baba et de Poudlard réunis….

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Nous avons ainsi réalisés cinq films en sa plaisante et passionnante compagnie : celui-ci est le premier de cette collection. Il plante donc le décor et tente de répondre à la question :

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« Guy Thieux, qui êtes-vous ? »

En la présence de Marie-Véronique Lechêne, qui endosse ici la casquette de journaliste, Guy Thieux évoque dans ce volet liminaire son enfance et son parcours. La question cruciale demeure : comment lui est venu cette passion pour l’étude de l’interaction entre les plans souterrains et les humains ?

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Géophysique, courant éléctro-telluriques et… forces psychiques

Dans la seconde partie de cet entretien, Guy Thieux nous parlera des rencontres marquantes, notamment avec Raymond Abellio et le Prince occultiste Michel Vladimirovich Skariatine, plus connu sous le nom de « Enel ».

Il évoquera aussi les grandes figures qu’il n’a pas eu la chance de croiser mais qui l’ont largement inspirées : Pierre Vincenti Piobb, Rudolph Steiner, Tesla, Georges Lakhovsy.

Avez-vous envie de partir à la découverte de ce grand témoin, légataire de nombreuses archives inédites du monde de l’occultisme, et « sentinelle de l’invisible », devant l’Eternel ?

Extrait de la vidéo

Bonjour Guitieu, merci de nous accueillir chez vous. Bonjour Marie-Véronique, bonjour Franck, bonjour aux internautes. Écoutez Guitieu, justement vous avez retenu notre attention parce que vous êtes géophysicien, vous avez travaillé en géologie, vous avez travaillé aussi dans la prospection pétrolière, minière, mais vous êtes un géophysicien un peu particulier parce que vous êtes à cheval entre l'ésotérisme, voire l'occultisme, et les techniques scientifiques.

Alors on va s'intéresser un petit peu à vous, à votre parcours, comment tout a démarré, et puis comment vous êtes arrivé finalement à des études qui sont quand même conséquentes, avec des noms importants en matière d'occultisme, et on va regarder un petit peu votre parcours surtout. Alors je crois savoir que vous êtes né en 1932 à Amiens, et vous avez été très tôt soumis à cette passion de la connaissance avec une maman qui était institutrice, racontez-nous.

Ma mère était institutrice, un peu dans le style de l'école de Jaurès, mon père était mécanicien de première classe au réseau du Nord, ce qui est devenu par la suite la SNCF bien sûr. J'avais une soeur qui a fait des études entièrement musicales, ce qui fait que toute l'enfance a été bercée à la fois par le piano et par d'autres instruments, par les rythmes, et aussi par le fait que j'étais très curieux de savoir pourquoi les choses sont comme ça, quelles qu'elles soient.

Par exemple, je lui ai posé une question, mais d'où vient la Terre ? Je marche dessus. Une recherche constante. Une recherche constante qui m'était tout à fait naturelle, et ce qui m'agrignait un petit peu, c'est que souvent, les voisins, c'était une rue d'une ville de 100 000 habitants.

Les voisins ne s'intéressaient absolument pas à tout ça. Il y avait des jardins, ils ne s'intéressaient pas à la culture des jardins, si ça donne ou si ça ne donne pas, etc. Il y avait également des hortillonnages, qui sont uniques en France, puisqu'il y avait plus de 1000 hortillons avant-guerre, et maintenant, il doit en rester 10, à marcher sur l'eau. Et surtout, une cathédrale absolument extraordinaire, et les vieilles rues du Vieil Amien, la petite Venise, où chaque maison avait son saint protecteur ou sa sainte protectrice.

De quoi aiguiser votre curiosité dans le savoir, mais aussi dans les mondes, puisque vous parlez de protecteurs et de protectrices, dans les mondes un petit peu éthérés, non visibles. Par exemple, j'aimais beaucoup, quand nous allions faire des courses avec ma mère, dire on va passer par les vieilles petites rues, et si on peut passer dans la cathédrale. Et presque toutes les semaines, pour une raison ou pour une autre, en dehors des services, on traversait la cathédrale, on pouvait rentrer d'un côté, sortir de l'autre.

J'avais la perception d'une atmosphère très particulière, bien sûr une atmosphère à caractère religieux, mais c'était, au-delà de cet aspect religieux, quelque chose qui m'impressionnait. Est-ce qu'on peut déjà parler d'une sensibilité au monde vibratoire ? Oui, bien sûr, une sensibilité, puisque de toute façon, le piano résonnait tous les jours. Ce monde de la vibration sonore, de la musique classique, déjà m'était familier, c'était quotidien.

Ça a ouvert une sensibilité, en quelque sorte. Vraisemblablement, et aussi le fait que je faisais des rêves qui étaient tout à fait particuliers. Alors justement, ces rêves qui ont flirté un peu avec des sorties hors du corps, expliquez-nous. Oui, j'avais l'impression qu'à certains moments, je faisais souvent un rêve où il était question de nombre.

C'était à quel âge, à peu près ? C'était entre 4 ans et 8 ans. Donc très tôt. Très tôt et fréquemment.

Alors évidemment, je n'avais pas l'idée de marquer les jours, ou quoi que ce soit, c'est tout. Et au cours de ce rêve, il y avait quand même un écran géant sur lequel s'affichaient des chiffres, des séries numériques. Une suite illimitée de nombres, accompagnés de modulations de fréquence et de bruit, qui devenaient de plus en plus insupportables, jusqu'au moment où d'un seul coup, je me réveillais, et j'avais l'impression de voir la matière, les objets, comme s'ils étaient devenus translucides.

Et ensuite, ils se solidifiaient, comme l'aspect habituel que l'on voit. Donc ça s'est passé des quantités de fois, et ça me semblait tout à fait naturel, et je pensais que tout le monde voyait la même chose. Bien sûr, il n'y a pas de raison. J'en ai parlé à ma mère, elle a dit, écoute, voilà, je vois ce qui se passe, n'en parle pas.

Donc votre mère, quand même, avait aussi une sensibilité vers les choses vibratoires, invisibles ? Oui, tout à fait, tout à fait. Elle-même, d'ailleurs, avait souvent un sens pratique. Par exemple, elle faisait souvent des rêves, mais qui avaient affaire avec la famille, avec aussi, par exemple, une construction qu'il fallait réaliser.

Elle-même a conçu, à Merlimont-Plage, la réalisation d'une maison qu'on pourrait appeler maintenant écologique, avec des parois isolantes, avec tout un écosystème. Je crois qu'elle s'adonnait à la géomancie. Oui, alors, elle avait rencontré un libraire à Amiens dont le nom est amusant, Léveillard, qui s'intéressait à l'ésotérisme. Et aussi un autre médecin, le docteur de Lobel, qui s'intéressait à l'ésotérisme.

Et il lui avait indiqué que si elle s'intéressait à la géomancie, il serait bien qu'elle puisse consulter les ouvrages du comte Pierre-François-Xavier-Vincent Hippiobe, qui a été un ésotériste tout à fait particulier, né en 1878 et mort en 1942. Un ésotériste, mais même un occultiste de premier ordre, qui a beaucoup publié. Qui a beaucoup publié. Il était le fils du chirurgien-major des Oies-Fontifico à Rome.

Enfant, il a vécu au Vatican et aussi après 1878, quand il avait 18 ans, il a fait des études à Paris. Il est né à Paris, d'ailleurs. Il était né à Paris. Sa mère est morte en couche.

Il était donc orphelin de mère et c'est pourquoi son père ne le quittait pas tant qu'il avait ses fonctions. Il a hérité de documents ésotériques considérables à partir de 1897 sous l'Égide en quelque sorte d'une mouvance de rosicruciens bonapartistes. Ce qui lui a permis de progresser dans l'occultisme et puis, je crois aussi, d'avoir une certaine autorité auprès de personnages assez importants. Oui, il était le correspondant du maréchal Lyoté au Maroc et dès qu'il y avait un déplacement, il accompagnait le maréchal Lyoté.

Il a été journaliste parlementaire. Il avait comme amis politiques, on pourrait dire, César Campanchi, Calandini au ministère des colonies, le préfet Chiappe et aussi Daladier. Et tous les mois, ces gens-là prenaient un repas chez lui quand il habitait à ce moment-là à côté de l'œuvre du rap. D'accord.

Il y a quand même par les lectures de votre mère et certainement par les vôtres parce que je pense que vous avez lu aussi ses livres dès au moins l'adolescence. Oui. Il y avait quand même tout cet environnement de connaissances, d'ésotérisme.

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