La voyance par Cyvard Mariette
Connaissez-vous Madame Irma ? Son arrière petit-fils, Cyvard Mariette, nous explique ici que le don de voyance ne suffit pas et que certains exercices peuvent ouvrir la conscience à l’intuition, "la véritable voyance". Sans tabou, il raconte ce qui se passe dans ces "endroits mercenaires" où les patients viennent se confier. Une approche originale de la voyance qui laisse à chacun le droit d'y croire ou pas.
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La voyance selon Cyvard Mariette
Madame Irma, Joséphine Irma Morel (devenue Merel), était une voyante réputée qui, grâce à l'argent de ses consultations, nourrissait une grande famille.
Extrait de la vidéo
Une question classique, la voyance, c'est quoi ? Comment ça se manifeste ? De façon bizarre, je vois, là. J'entends, là.
Je ressens, là. Mais je peux aussi utiliser d'autres parties de mon corps pour percevoir des images, pour entendre des choses. Je peux entendre à la limite avec mes mains. Ce qui fait que le monde de la voyance, c'est quand même un monde relativement particulier pour moi.
Premier point, comment ça fonctionne ? Vous, quand vous regardez un arc-en-ciel, vous percevez sept couleurs parce qu'on vous a appris qu'il y avait sept couleurs. Autrefois, au Moyen-Âge, on disait « il y a quatre couleurs ». Les Chinois disent « il y a huit couleurs ».
Et le voyant dit « il n'y a pas de couleurs ». Il y a des dizaines, des centaines, des milliers de couleurs toutes différentes, toutes nuancées dans laquelle je voyage. Et quand je passe de l'une à l'autre, vous vous demandez comment je passe de l'une à l'autre parce que pour vous les choses sont tranchées. Pour moi, elles ne le sont pas.
La longueur d'onde de la lumière, c'est un petit peu comme la longueur d'onde de ma perception. C'est différent. C'est une différence forte et c'est ce que je vais essayer de vous expliquer. Comment je suis venu à la voyance ?
Je suis venu à la voyance par maman, qui elle-même était venue à la voyance par grand-maman. Comment ça a commencé cette histoire de voyance ? Parce que direz, comme Obélix, moi je suis tombé dans la potion en étant petit. Ben non, je ne suis même pas tombé dedans, je suis né avec.
Donc c'est quelque chose qui ne se discute pas, c'est quelque chose qui n'a jamais posé de véritable problème pour moi. C'était normal, naturel. Vous voyez, vous mangez, vous respirez, vous entendez. Moi, cette partie-là faisait partie sans aucune véritable question de mon existence.
Je ne me suis interrogé sur ce qui se passait dans mon petit univers qu'un jour où le médecin est venu nous soigner. Parce que maman, elle faisait, elle aussi, appel au médecin quand il y avait besoin. Et puis ce brave homme l'interpelle et lui dit, alors madame Mariette, avec un petit sourire très médical, on a encore arrêté un feu Saint-Antoine hier soir. Et je vois ma mère devenir blanche comme une morte, une goutte de sang.
Vraisemblablement, elle ne sait plus bouger, elle ne parle plus et lui sourit, mais avec un sourire, je veux dire, merveilleux d'ironie. Et oui, maman avait encore arrêté la veille un feu Saint-Antoine. Et moi, j'avais tiré entre 8 et 10 ans et c'est vraiment la première interpellation que j'ai eue puisque le médecin confirmait que madame Mariette avait arrêté un feu Saint-Antoine. Comment avait-elle fait ?
Et bien, un jour, elle m'a emmené avec elle pour me montrer un petit peu ce qu'elle faisait. Puis ce jour-là, j'ai failli me prendre une claque parce qu'elle avait la meneste et elle opérait. Et puis je lui dis, maintenant tu peux t'arrêter, ça ne monte plus. En effet, dans le bras qu'elle soignait, le petit fil qui était noir, que je voyais moins noir, redevenait clair à partir d'au-dessus du coude, dirons-nous, redevenait clair progressivement.
Et je dis, tu sais maman, ça redevient clair, tu peux t'arrêter. Ma mère un petit peu interloquée, mais qui fait semblant de rien. Et puis le type qu'elle soignait, qui me regarde comme si j'étais un extraterrestre, là encore, ça m'a perturbé, d'autant plus que quand on est sorti, ma mère qui me dit, tu ne dis pas ce que je fais. Mais vous savez, quand on a, je dirais, 8 ou 10 ans, un petit bonhomme, ça respecte les mamans et on ne se pose pas trop de questions.
Puis un jour, quel âge je pouvais avoir, 12 ans, 13 ans, 14 ans, arrive une dame à la maison et qui me dit, tu sais, toi je vais te dire quelque chose qu'il faut que tu te souviennes, écoute bien ce que je vais te dire. Tu vois l'homme qui est à côté de moi, c'est mon mari. Si je n'étais pas venu un jour voir ta mère, il serait mort et enterré. Je t'explique, écoute bien, souviens-toi.
Alors c'est bien qu'on est un petit peu interpellé, même si on est, je veux dire, un adolescent un petit peu stupide, on écoute. Qu'est-ce qu'elle veut me dire celle-là, encore une qui n'est pas trop bien dans sa tête. Elle me dit, tu vois, ta mère m'avait dit, on va vous dire que votre mari sera mort et il ne sera pas mort, vous ferez très attention. Mon mari est parti à l'hôpital, on m'a dit qu'il était mort.
Je suis arrivé, on est allé le chercher dans la chambre froide, sur la table. Et puis je me suis souvenu de ce que ta mère avait dit, je ne sais pas pourquoi je lui ai pris la main, je ne sais même pas comment, je l'ai touché et j'ai senti quelque chose qui battait. Le médecin m'a dit après que c'était son poux, mais moi je ne savais pas ce que je faisais, je ne savais même pas comment ça se passait.
Et puis j'ai dit aux gens, sent quelque chose qui bolle, on dirait qu'il y a du sang qui bouge. Alors évidemment le garçon de salle qui était là s'est approché, il l'a touché, puis il a appelé le médecin. Et puis le médecin a constaté que le monsieur n'était pas mort. Alors si vous avez, vous, des explications logiques, raisonnables, sensées dans un truc comme celui-là, moi je n'en avais pas.
Et c'est ce qui fait que je suis parti dans une quête, dans une quête de connaissances, dans une recherche comme on peut faire quand on a 13-14 ans, quand on a l'habitude de vivre dans ce milieu-là. Puis je suis parti, j'ai acheté un jeu de cartes où les trucs étaient écrits en dessous, vous savez, où il y a un petit mot, une petite phrase qui explique, voilà. Puis je lisais. Le don, je pouvais l'avoir de famille, je pouvais l'avoir de transmission, c'est vrai.
Mais quand on vous dit vous avez le don, je dirais c'est comme quand on vous dit vous êtes doué pour le piano, vous avez, monsieur, vous avez des mains de violoniste. Ah, j'ai des mains de violoniste. Eh bien oui, j'ai peut-être des mains de violoniste, mais je ne connais pas mon solfège, je ne sais même pas tenir un violon, je ne sais même pas tenir un archet. Alors j'ai beau avoir des mains de violoniste, mais très franchement, je ne vois pas