La gnose d'André Savoret

André Savoret (1898-1977), druide puis alchimiste, est un mystique chrétien. Connu pour ses livres, régulièrement réédités, tels que "Visages du Druidisme" ou plus récemment "Du Menhir à la Croix", il est avant tout considéré comme un exégète de la gnose.

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Extrait de la vidéo

Il conviendrait, parce qu'il était peu question jusqu'à maintenant d'André Savorey, d'évoquer un peu l'homme qu'il fut, le cheminement qui est le sien, et on oublie notamment cet aspect fondamental chez André Savorey, c'est qu'il est un disciple, non pas caché, mais méconnu de M.

Philippe.

D'ailleurs, dans le cadre de cette réflexion sur l'œuvre d'André Savorey, qui porte sur des points très divers que tous ne seront pas abordés, l'œuvre est immense, il est intéressant de constater qu'il fut amené à s'intéresser à M.

Philippe, lui qui voulait devenir chimiste, mais la guerre de 1914, alors qu'il était né le 28 juillet 1898 à Paris, lorsqu'à cause de la guerre de 1914, semble-t-il, selon Jacques Eugèle, il a dû abandonner son désir de devenir chimiste, ça ne l'empêchera pas de s'intéresser à l'alchimie, ça ne l'intéressera pas de s'intéresser à l'ensemble des traditions au travers des mythologies, au travers de l'histoire, de la linguistique, d'exprimer par la poésie aussi ses élans vers Dieu, de se passionner pour l'astrologie, l'hermétisme, tous ces points ayant un lieu commun qui est la compréhension de ce qu'est le christianisme et quel est l'apport du Christ dans le cadre de la création.

J'évoquais à l'instant le fait qu'André Savoret est un disciple de M. Philippe qu'il n'a certainement pas connu. Une anecdote inédite, qui pourrait ne pas être inexacte, laisse entendre qu'un jour André Savoret tenta, peut-être parce qu'à cette époque il n'avait pas encore acquis toute sa spiritualité, qui fut grande, à envisager de se suicider et une main le retena. M. Philippe était décédé et M. Philippe se manifeste à lui et lui dit mais non, il ne convient pas aujourd'hui, mon frère, d'accomplir cet acte. Est-ce que c'est à partir de ce moment, à partir de cette anecdote dans la vie d'André Savoret qu'André Savoret va plutôt s'intéresser principalement au christianisme ? Cela n'est pas impossible et dans l'intérêt pour ce christianisme, il y aura tout le temps une grande préoccupation qui est la question de savoir quelle est l'importance que l'on doit donner dans le cadre de la rédemption, notamment à la situation des démons, à la situation générale de la création et comment l'homme peut-il alors agir dans ce sens. En fait, ce christianisme est la quête permanente de la grâce et la manifestation dans l'ensemble des écrits d'André Savoret de la grâce. Ces écrits, en fait, se sont essentiellement des articles. Ce n'est pas fondamentalement dans le cadre des livres d'André Savoret que l'on peut trouver tous ces points, mais dans l'ensemble des articles et il convient de signaler la très importante et très intéressante association de textes offerts par Roland Soyer, que l'on trouve sur internet, où l'essentiel de l'oeuvre d'André Savoret y figure. En 1935, parce qu'il avait sans doute été traumatisé, il y avait de quoi, par la première guerre mondiale, avec Jacques Eugèle, il fonde une revue bimestrielle qui s'appellera SOS Occident pour essayer d'attirer l'Europe, la France, sur les risques. Concourait déjà l'Europe d'une nouvelle guerre sur les risques, comme une sorte de prophétie peut-être, d'un ensemble de recommencements des événements qui l'avaient profondément troublé. Il y a donc, dans le cadre de cette publication, un intérêt pour l'humanité. Cet intérêt pour l'humanité, André Savoret le manifestera tout au long de son oeuvre, de ses écrits, de ses témoignages, car le christianisme n'a de sens que s'il s'agit de la rédemption de toute la création. Et il le crie sans cesse haut et fort. En 1936, peut-être encore n'a-t-il pas conscience de tout l'apport du christianisme, mais il a l'intuition qu'il lui convient de signaler les dangers d'une nouvelle guerre, les besoins de participer à une sorte de salut, du moins d'éviter les problèmes considérables au niveau de la société, alors qu'il ne manifeste pas fondamentalement encore d'écrits sur le christianisme avec Jacques Gels l'année suivante, en 1936, et Phileas Levesque, il fonde le collège Bardic des Gaules, s'intéressant beaucoup au celtisme. Et on retiendra, malheureusement, essentiellement, d'André Savoret, son intérêt pour le celtisme qui n'est pas, peut-être, l'élément prédominant, fondamental, le plus important de son oeuvre et de sa quête. Mais, en ce qui concerne le celtisme, peut-être parce qu'au niveau des éditions, cela fonctionne mieux que des écrits sur le christianisme, du moins, ces livres-là, eux, seront régulièrement réédités. Alors, comment est-il venu au christianisme ? Par la rencontre de M. Philippe. M. Philippe, il est certain qu'André Savoret a eu accès à des documents d'époque, s'il n'a pas connu M. Philippe. Ces documents et les écrits, dont même certaines pièces, certains éléments personnels appartenant à M. Philippe, lui sont revenus et cela a peut-être participé aussi à son encouragement dans la compréhension de la vie telle que l'expose M. Philippe. Il y a cette particularité fondamentale. Bien sûr, M. Philippe, en ce qui le concerne, ne refuse aucune tradition.

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