Du cerveau à Dieu

Suite à l'examen scientifique de l'activité cérébrale de quinze soeurs carmélites en prière, Mario Beauregard a découvert que les pratiques spirituelles ne sont pas reliées à une zone spécifique du cerveau, mais bien à plusieurs régions et systèmes cérébraux, liés à la perception, aux émotions ou à la conscience de soi. Fort de ce nouvel axiome, il a mis en rapport l'étroite corrélation entre l'activité neurologique et l'activité spirituelle, irréductible à un simple phénomène cérébral tel que l'illusion ou l'hallucination, tendant à révéler la capacité des individus à entrer en contact avec une force objectivement réelle et transcendantale.

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D'où les nombreux phénomènes psychiques qui demeurent inexpliqués par la science tels que les guérisons "miraculeuses", les prémonitions, les expériences de mort imminente et autres.

La science, alliée précieuse ou ennemie jurée de Dieu? 

Une conférence organisée par l'Entrepot

Extrait de la vidéo

La conférence est basée en grande partie sur le contenu du livre « Du cerveau à Dieu ». Donc, j'ai essayé d'extraire les principaux points, les plus intéressants du livre en question et la conférence va être divisée en un certain nombre de points. Donc, on va commencer par une définition de la science et également la définition du concept de matérialisme sur le plan scientifique parce que la doctrine matérialiste au niveau de la science, c'est encore une doctrine qui exerce une influence extrêmement importante dans toutes les disciplines et en particulier au niveau des neurosciences.

Par la suite, je vais présenter brièvement quelques théories au sujet des rapports esprit-cerveau puis je vais présenter aussi des études de neuro-imagerie qui sont relativement récentes et qui montrent toute l'influence de l'activité mentale, des processus mentaux, de la conscience sur l'activité cérébrale et donc ça, c'est des études finalement qui peuvent difficilement être expliquées dans le cadre matérialiste.

Par la suite, je vais introduire le concept de neurosciences spirituelles ou contemplatives comme certains l'appellent et puis je vais faire allusion aux études qu'on a réalisées chez des soeurs cloîtrées, des carmélites, durant un état de raison et de contemplation. Le point suivant va concerner ce que j'appelle l'esprit non local ou délégalisé. Donc, je vais présenter une série d'études qui suggèrent donc que ce qu'on appelle l'esprit et la conscience au niveau humain peut agir de façon à la fois locale, donc en interaction avec l'organisme, y compris le cerveau, mais aussi de façon non locale.

Et finalement, je vais terminer par une conclusion, possiblement une prédiction dans les décennies à venir au sujet d'une possible nouvelle révolution au niveau scientifique dans le domaine des neurosciences et des disciplines qui s'intéressent au rapport esprit-cerveau. Alors, on va commencer par une définition de la science. Bon, il y en a plusieurs qui ont été proposées, mais en général, les auteurs s'accordent pour dire que la science, c'est un corpus de connaissances finalement qui sont relatives à des phénomènes, des phénomènes qui peuvent être vérifiés de manière expérimentale et qui obéissent à certaines lois.

Et donc, il y a différentes composantes au niveau de l'activité scientifique. Il y a l'aspect observation, si on parle des sciences naturelles, il y a également l'expérimentation et les scientifiques espèrent toujours arriver à concevoir des lois qui sont susceptibles d'expliquer justement les phénomènes qui sont observés. Et donc, quand on parle de la composante observation, bien, ça réfère, dans un monde idéal, à l'étude objective non biaisée des phénomènes.

Donc, en d'autres termes, les scientifiques sont censés être capables d'observer différents types de phénomènes, mais sans se laisser influencer par leur biais personnel, leur préjugé, leur croyance. Donc, ça doit se faire sans a priori. Ça, c'est dans un monde idéal. Dans les faits, les scientifiques sont des êtres humains, donc ils ont tous leur biais, leur système de croyance et leurs a priori, et ça a toujours été comme ça dans toute l'histoire de la science, évidemment.

Mais il est possible pour des scientifiques d'avoir des biais, des préjugés, des croyances, mais quand même d'essayer de respecter de manière la plus intégrale possible la méthode scientifique. C'est quelque chose qui est vraiment possible et idéal. C'est un idéal auquel on tend. La science, maintenant, au niveau de la société, de la culture, c'est considéré comme l'autorité cognitive absolue, par excellence, et les scientifiques contribuent à déterminer des consensus, si on veut, au sujet de ce qu'on entend par la réalité, le concept de réalité.

Alors, ces consensus-là, finalement, qu'est-ce que c'est? C'est tout simplement le produit de croyance de scientifiques en vue, en général, et d'une majorité de scientifiques, parce que les scientifiques de moindre calibre vont, en général, suivre les scientifiques les plus réputés, et ils vont, finalement, déterminer, comme ça, quels sont les phénomènes qui sont réels versus les phénomènes qui ne sont pas réels, sont illusoires, sont imaginaires.

Je donne un exemple ici des membres de l'Académie des sciences en France, en 1769, qui ont publié un rapport où ils affirmaient, en bloc, qu'il était impossible que des pierres tombent du ciel, en dépit du fait que des paysans apportaient des pierres aux membres de l'Académie, des pierres qu'ils trouvaient dans différentes régions de la France à l'époque. Alors, il a fallu attendre plusieurs décennies avant qu'un jeune physicien, Jean-Baptiste Billot, qui était le plus jeune membre de l'Académie à l'époque, décide d'explorer cette question-là, mais de façon empirique.

Et le 18 juillet 1803, il a présenté ces données et il a démontré qu'effectivement, les pierres pouvaient tomber du ciel. Et donc, un autre exemple intéressant à ce niveau-là, c'est le concept de la Terre plate. Donc, pendant des siècles, les êtres humains et les scientifiques étaient convaincus que la Terre était plate, puis il a fallu attendre la fin du 15e siècle et les grands explorateurs pour arriver à comprendre, à reconnaître que non, la Terre n'était pas plate.

Donc, on voit que toute la question des dogmes, finalement, sur le plan scientifique, qui sont des systèmes de croyances très bien en place, c'est des choses qui évoluent au fur et à mesure des différentes périodes. Alors, si on revient à la question du matérialisme sur le plan scientifique, le matérialisme, c'est une position philosophique, mais c'est aussi un dogme, donc, sur le plan scientifique.

Et qu'est-ce que ça implique? Ça implique un certain nombre de prémisses, d'assomptions, en particulier que tous les événements, donc, dans l'univers, ont une cause qui est matérielle. Donc, ça, ça veut dire une cause qui est gouvernée par les forces de la nature, mais les forces de la nature telles qu'on les comprenait à l'époque de la physique classique, par exemple, au 18e siècle, alors qu'on sait qu'il y a des erreurs importantes au niveau de la physique classique, puis que tout ça est maintenant considéré dépassé lorsqu'on examine les mécaniques quantiques, par exemple.

Et donc, dans ce modèle-là, si vous voulez, tout ce qui s'appelle conscience, processus mentaux, donc l'esprit, bien, ça n'a aucune existence indépendante possible par rapport au cerveau, donc, qui est un organe qui fait partie du monde matériel ou physique. Et donc, ça, ça veut dire que la croyance en un après-vit, par exemple, est quelque chose de carrément absurde, donc impossible. Il y a d'autres implications à cette théorie-là ou cette doctrine-là, c'est que les croyances ou les expériences au niveau spirituel, au sujet, par exemple, d'une source intelligente à l'origine de tout dans l'univers, le concept de Dieu, bien, tout ça, c'est le produit soit de superstitions, de croyances, ou d'hallucinations carrément, donc d'anomalies au niveau du fonctionnement cérébral.

Il y a des rangs neuroscientifiques qui vont jusque-là. Donc, il y a d'autres implications à d'autres niveaux, par exemple, la question du libre-arbitre, jusqu'à quel point les êtres humains sont capables d'auto-régulation, d'auto-détermination. Pour les scientifiques matérialistes, c'est un concept qui n'existe pas. Le libre-arbitre, c'est une illusion.

On parle de concepts qui sont pré-scientifiques parce qu'il est clair que, pour les scientifiques matérialistes, le comportement résulte strictement d'interactions entre des facteurs qu'on dit internes,

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