La cérémonie du Thé, une voie spirituelle
Vous êtes amateur de développement personnel tendance bling bling ? Les mots "authenticité" ou "ascétisme" vous font peur ? Ce film est fait pour vous! Franck Armand est maître de Thé. S’il a été formé au Japon, c’est dans la Drôme qu’il nous a donné rendez-vous et ouvert les portes de sa "maison de thé". Un lieu quasi sacré, où en présence de quelques disciples, Franck pratique la cérémonie du Thé. Pour les besoins de notre film, il a accepté d’évoquer les spécificités et la richesse de ce rituel, peu connu en Occident.
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
Les quatre principes : Harmonie, Respect, Pureté, Sérénité


"Il faut trois années à la mousse pour s’accrocher à la pierre. Il faut trois années pour commencer à saisir ce que représente la pratique du Thé, et ce qu’elle peut vous apporter !" nous-dit Franck Armand, citant le moine Zen Taishin, une lueur particulière illuminant alors son clair regard…. Le Temps, le vide, le mariage des cinq éléments, l’alternance des saisons ponctuent ce rituel Zen, où tout est impermanence.
Quelle sorte de patine laisse le Temps sur notre être profond?


Pour notre guide, ce rituel - paradoxalement à la fois si dépouillé et si précisément codifié - permet de s’abstraire des turbulences du monde, des turpitudes du mental et de son lot d’identifications. Selon lui, cette simplicité, ce côté rustique, permet de suspendre le Temps et d’approcher la vraie vie, qu’il définit comme "essence de notre existence". Une voie exigeante, aux contours ascétiques, qui inclut à certains moments de se retirer de la vie sociale. Un retrait qui n’en n’est pas vraiment un en fait, puisque cette distanciation permet d’identifier sereinement ce tourni bouli qui agite autant nombre de nos contemporains:
une juste compréhension des pulsations du Monde.
Souhaitez-vous aller à la rencontre de ce Maître de Thé et constater à la suite de notre réalisateur Fabian da Costa qu’entre le Japon ou la France, la force du Zen demeure "peu importe les lieux, les personnes et le contexte culturel: l’écorce s’adapte mais l’essence reste vivante !"
Extrait de la vidéo
Om Om Om Om Om A l'origine, moi je suis de formation scientifique, donc j'ai fait mes études dans une école d'ingénieurs parisienne. Et à la fin de mes études, j'ai eu la possibilité d'avoir une bourse du gouvernement japonais pour faire mes recherches au Japon. Donc je suis arrivé au Japon au début des années 90 pour faire de la recherche. Et c'est à ce moment-là que j'ai rencontré cette voie, cette voie qui est issue du Zen, la pratique de la voie du thé.
Et ça s'est fait de façon, comme souvent pour des moments importants de notre vie, d'une façon apparemment fruit du hasard. J'ai rencontré par une amie, une dame japonaise qui était maître de thé depuis plusieurs générations sur Tokyo et qui m'a proposé de venir à une session de thé. Et j'ai fait une expérience à la fois très simple. On était dans un univers comme peut-être on peut avoir en fond de nous le désir de vivre ces qualités à la fois relationnelles, relationnelles par rapport aux autres, cette relation à l'environnement, la relation aux objets, la présence de la nature.
Une simplicité et en même temps beaucoup de profondeur. Une expérience très riche. Et cette expérience-là m'a ensuite incité bien entendu à poursuivre sur cette voie. Donc à mon retour en France, j'ai continué la pratique tout en ayant mon activité de chercheur.
Et peu à peu, au fil des années, le Japon et la pratique du thé a pris plus d'importance dans ma vie. Et actuellement, je vais régulièrement au Japon, j'enseigne cette pratique en France. C'est une expérience qui m'a permis d'établir un rapport avec le Japon. Et c'est une expérience qui m'a permis d'établir un rapport avec le Japon.
Et c'est une expérience qui m'a permis d'établir un rapport avec le Japon. Et c'est une expérience qui m'a permis d'établir un rapport avec le Japon. Et c'est une expérience qui m'a permis d'établir un rapport avec le Japon. Donc ce lieu est à la jonction entre deux vallées.
La vallée de la Lyonne. La Lyonne prend sa source au Sceau de la Truite, côte de la Bataille, près du roc de Toulon. Donc on voit juste en face. Et elle coule, elle traverse Saint-Jean-en-Royant et va en direction de Saint-Nazaire.
Et de l'autre côté, il y a la valle Comble-la-Valle, pour ceux qui connaissent la région. Et tout au fond de la valle se trouve le col de la Machine. Et le chôlet prend sa source au col de la Machine. Et il coule perpendiculairement à la Lyonne.
Et il vient rejoindre la Lyonne au bout du terrain. Donc à mon retour du Japon, quand j'ai redécouvert cette terre, quand je l'ai redécouverte avec un autre regard, il m'est apparu évident et naturel que ce lieu pouvait être le cadre de jardins japonais. La mousse est abondante. J'ai réalisé un jardin de mousse et un jardin autour de pavillons de thé.
Et cet environnement est idéal pour la pratique. Un type de jardin que l'on trouve au Japon, et en particulier dans certains temples de Kyoto, qu'on appelle des jardins de type cha-kei. Cha, ça veut dire emprunter, et kei, c'est le paysage. Et donc leur structure est assez semblable.
D'abord un type jardin de méditation, comme ici, un jardin de mousse avec des pierres, des pierres dressées, des ensembles de pierres. Une haie d'arbustes, des troncs d'arbres qui servent un peu comme de tamis, à travers lequel le paysage extérieur est introduit dans le jardin. On a la chance à Saint-Jean d'avoir une montagne qui, par son apparence, est très proche de celle que l'on trouve à la montagne de l'Est, à Kyoto, qui est le Mont Kiyé.
Et donc, il y a à Kyoto un temple que j'aime beaucoup, le Ensuji, qui a exactement cette structure de jardin de méditation de mousse et de pierres, de tamis d'arbres, et elle introduit le Mont Kiyé dans le jardin. Et donc chaque fois que je suis dans la structuration de ce jardin, que je l'organise, que je choisis de couper des arbres, de développer certains angles de vue, même sans le vouloir, naturellement, cette source-là est présente.
Le Mont Kiyé Le Mont Kiyé Le Mont Kiyé