Le symbolisme du corps humain

"Nous sommes divins" nous dit Annick de Souzenelle. Dieu est corps et esprit; il s'incarne en l'homme. Le corps humain est à l'image du corps divin tel que nous l'enseigne l'arbre de vie kabbalistique. Vivant et parlant, il transmet l'exigence de croissance du noyau de l'être dont chacune des cellules est porteuse et dont chacune est faite pour en libérer l'énergie. Sans quoi il souffre.

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En effet, perturbé, désorienté, il parle au niveau de l'organe signifiant l'origine du trouble et le manifestant. La maladie a donc un sens; elle est fondatrice de l'identité ontologique de l'être. Doté d'une part divine, l'homme est ainsi appelé à conquérir des mondes; il est voué à assumer ses énergies, les nommer, les travailler, les canaliser, endosser son corps divin, son modèle ultime, et atteindre l'amour.

Extrait de la vidéo

J'ai commencé d'écrire Le Symbolisme du corps humain en 70, si vous dire que ce n'est pas tout jeune.

Après avoir soigné des malades, puisque j'étais anesthésiste pendant une grande partie de ma vie, et j'ai toujours été très frappée du fait que, dans leur souffrance, dans leur angoisse, j'étais assez démunie et je sentais d'une façon très forte que si j'avais pu donner un sens à leur maladie, à leur accident, je les aurais aidés à se responsabiliser, à comprendre ce qui se passait.

Alors que là, ils remettaient tout entre les mains du chirurgien, du médecin, de l'infirmière, mais dans une démission personnelle qui m'a véritablement interrogée.

Et c'est ainsi que ce sujet, Le Symbolisme du corps humain, m'a travaillé, certainement, longtemps.

J'ai commencé à écrire Le Symbolisme du corps humain, et c'est ainsi que ce sujet, Le Symbolisme du corps humain, m'a travaillé, certainement, longtemps, jusqu'au jour où, faisant des études d'hébreu, j'ai été mise devant ce dessin absolument étonnant qui, pour la mystique juive, est celui du corps humain à l'image du corps divin.

Bon, qu'est-ce qu'ils entendent ? Qu'est-ce qu'entend la mystique juive par corps divin ?

Il est bien certain qu'on a toujours appris que Dieu est un pur esprit, et pourtant, Dieu s'incarne.

Il s'incarne, et dans le Livre des Nombres, nous trouvons tout de même ce verset tout à fait étonnant où Dieu parle et dit ceci à mon serviteur Moïse, je parle bouche à bouche, et lui, il voit ma forme.

Donc, c'est dans cette expérience ineffable où Moïse a reçu la Torah, bouche à bouche, c'est-à-dire dans un baiser de Dieu, il a reçu la Torah, et il a eu l'expérience de cette forme divine.

Dans le Livre des Sept Entes, en grec, c'est traduit par « il a vu ma lumière », c'est ce qui n'est pas honnête comme traduction.

Le mot hébreu, Thmouna, c'est véritablement la forme divine.

C'est-à-dire que Moïse a vu que Dieu s'incarne, et il s'incarne dans une forme qui est celle de notre corps.

Et c'est donc extrêmement intéressant de reprendre l'étude du corps humain à partir de cet archétype.

Cet archétype, le corps divin, étant fait de dix éphirotes.

Les dix éphirotes, ce sont des récipients qui reçoivent les énergies divines, qui se distribuent autour d'une forme qui fait le corps divin.

Et notre corps est à l'image de ce corps divin.

Et c'est là où c'est véritablement intéressant de se pencher sur le sens du corps.

Qu'est-ce que le corps signifie ?

Et je me suis aperçue que, non seulement par sa forme, mais aussi par le nom de ses organes, de ses membres, les fonctions des organes, il avait un sens.

Et un sens absolument bouleversant.

Évidemment je n'ai pas le temps d'en parler d'une façon très détaillée, mais j'insisterai peut-être sur l'essentiel.

Et l'essentiel de ce dessin consiste en trois niveaux du corps, trois niveaux du corps nettement définis, qui vont des pieds jusqu'à la ceinture, de la ceinture jusqu'aux épaules, et puis la tête.

Alors moi je parle en remontant véritablement l'image du corps.

Alors que les énergies divines se distribuent depuis le haut du crâne, dont la première séphira tout à fait au sommet de la tête s'appelle la couronne, puis la sagesse, l'intelligence, et les énergies se déversent à nouveau dans une sorte de triangle qui se réfléchit au niveau de la poitrine.

La couronne se réfléchit dans le Tiferet qui est la beauté, au niveau du cœur, et puis de chaque côté nous avons la miséricorde et la rigueur.

Et il y a une deuxième réflexion au niveau du bassin, et là nous avons Yesod qui est le fondement, le fondement qui est vraiment à l'image réfléchissant, si vous voulez, et Tiferet et Keter, c'est-à-dire et la beauté et la couronne.

Et Yesod c'est le fondement qui correspond à la base de la colonne vertébrale, au pubis, et puis de chaque côté nous avons gloire et puissance.

Et il y a une dixième séphira, parce que ces neuf premières que je viens de vous décrire forment trois triangles, et il y a une dixième séphira tout à fait en bas, qui est Malchut, Malchut qui veut dire le royaume, et qui correspond au pied, oui je crois qu'on peut dire au pied, enfin à la base vraiment du corps et en particulier au pied.

Si nous remontons les énergies, parce qu'il y a je crois comme une distribution d'énergie depuis le haut, le sommet du crâne jusqu'à la plante des pieds, et puis nous notre travail c'est de faire remonter ces énergies depuis la plante des pieds jusqu'au sommet du crâne.

Toute notre vie va consister à cela.

Pourquoi ? Parce que l'homme est dit image de Dieu, donc dans son corps même il est image de cette forme divine, de ce corps divin, et il est appelé à atteindre à la ressemblance.

Il y a deux verbes en hébreu pour bien noter cette grande différence.

Il est créé à l'image, le verbe créer en hébreu, c'est pratiquement, nous pourrions le traduire par poser dans le voir, poser l'autre, poser l'altérité, et cet autre que nous sommes a pour vocation je dirais d'atteindre à la ressemblance, et c'est le verbe faire qui est employé à ce moment-là.

Or la plupart du temps on parle de l'homme qui est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, ce qui n'est pas juste du tout parce que l'hébreu ne dit pas cela, l'homme est créé à l'image seul et il est fait et il va faire avec Dieu pour aller jusqu'à la ressemblance.

Et c'est d'ailleurs ce faire qui fait l'objet du deuxième chapitre de la Genèse qui est absolument admirable, mais on ne peut pas parler de tout.

Je reviens donc au corps et ce travail divino-humain va consister à faire remonter toutes les énergies depuis la plante des pieds jusqu'au sommet du crâne en assumant ces trois étapes qui sont appelées par les hébreux des matrices.

Nous avons donc trois matrices à passer, matrices au niveau du ventre qui est une matrice d'eau, au niveau de la poitrine qui est une matrice de feu, et au niveau de la tête qui est la matrice du crâne.

J'ai fait l'expérience tout à fait bouleversante d'aller porter cet enseignement dans tous les coins du monde.

Où que j'aille, on connaît ces trois matrices.

Quelles que soient les traditions, toutes les traditions connaissent ces trois matrices.

Les Chinois les appellent champs de cinabre.

Le cinabre étant une matière qui assure une sorte d'alchimie très secrète dans laquelle l'homme recouvre l'éternité.

Tout un travail de faire justement de ce faire divino-humain qui permettra à l'homme de recouvrir l'éternité.

Car dans la matrice d'eau, il est dans les temps que nous connaissons.

Dans la matrice de feu, ici, déjà, il va passer dans un autre espace-temps.

Et enfin, dans la matrice du crâne, il va atteindre l'éternité.

Le travail qu'il va faire se joue essentiellement, en tant qu'il est appelé, à devenir ce Yod-Hevav-Heh de la tradition hébraïque.

Je respecte la tradition de nos frères juifs en ne prononçant pas le Saint-Nom, en éplant des quatre lettres qui le composent, ou en disant à Donaï, Monseigneur, ou Hachem, le nom, le Saint-Nom.

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