Réincarnation : quand les enfants témoignent de leurs vies passées
Tout le monde a déjà entendu parler de ces rêves prémonitoires surprenants, où des enfants de marins se réveillaient en pleine nuit, hurlant d’effroi, affirmant avoir vu à distance leur père mourir dans le naufrage de leur bateau. « Superstitions », « délires d’enfant », telles étaient les classifications habituelles de l’époque, même dans les cas où, effectivement, un drame était survenu…
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Des cas nombreux, et jamais étudiés, du moins jusqu’à présent.


Les enfants seraient-ils dotés, avant leur septième anniversaire, de capacités extrasensorielles ?
Pendant longtemps donc, tout ce qui touchait à l’irrationnel, au surnaturel, était refoulé, voire maudit. De nos jours grâce à des spécialistes venant d’horizons aussi différents que la psychiatrie, la psychologie, la philosophie, l’anthropologie, les neurosciences, ces phénomènes mystérieux sont largement étudiés et certains scientifiques (parfois au risque de leur réputation) les analysent avec une méthodologie aussi scientifique que rigoureuse.
Ian Stevenson, Erlendur Haraldsson et James Matlock : trois scientifiques réputés au chevet de la « réincarnation », question encore sulfureuse, mais plus pour longtemps.
A l’occasion de la sortie de son dernier livre, « I saw a light and came here » (co-écrit avec James Matlock, WhiteCrowBooks, 2017), le psychanalyste islandais Erlendur Haraldsson présente ici le fruit d’une enquête qu’il a menée au Sri Lanka sur des centaines de cas d’enfants relatant l’existence d’une vie antérieure. Il nous expose sa grille d’analyse et nous livre cinq cas, images d’illustration à l’appui, qui balayent toute possibilité de « tricheries » ou d’instrumentalisation des proches de l’enfant.
Erlendur Haraldsson cite en introduction le professeur canadien Ian Stevenson (1918-2007), avec lequel il collabora : « un jeune enfant commence à parler à sa famille d’une vie qu’il a menée ailleurs. L’enfant est obnubilé par les événements de sa vie passée et insiste répétitivement pour qu’il rende visite à la famille où il prétend avoir vécu. Si les précisions concernant « sa vie antérieure » sont assez précises, les deux familles se rencontrent et demandent à l’enfant s’il reconnaît les lieux, les objets et les personnes de son incarnation antérieure supposée ».
Erlendur Haraldsson, et son équipe, ont justement opéré en amont de ces premiers contacts, afin de garder la plus grande objectivité possible.


Que dire de ces résultats, plus que troublants ? Que ces enfants iront jusqu’à décrire les caractéristiques et noms de leurs anciens animaux de compagnie préférés ; mais aussi que leurs « vies précédentes » se sont souvent achevées par une fin brutale et prématurée (accident, meurtre). De là à imaginer une accélération du phénomène que les théologiens nomment « transmigration des âmes », il n’y a qu’un pas que la science s’interdit peut-être de franchir, mais pas le bon sens commun.
Fin brutale, donc réminiscence ? Pourquoi ces souvenirs s’effacent-ils avec l’âge de raison ?
A l’heure où les plus grands neuroscientifiques mondiaux peinent à définir, avec précision, la définition du terme de « conscience », où de plus en plus de voix contestent l’hégémonie du « cerveau » comme seul et unique siège de la « mémoire », ou de « l’intellect », les recherches d'Erlendur Haraldsson vont assurément ébranler les certitudes des scientifiques les plus rationalistes…
Nous remercions l’Institut Métaphysique International (IMI, Paris) de leur accueil.
Extrait de la vidéo
This time I want to talk about reincarnation, is there any evidence for it? So the subject of this evening's conference is to talk about reincarnation and to understand if there is any evidence, things that make us think that it exists. So we will start by looking at data that have been collected in the context of a study called the European Value Studies in 44 countries in Europe and which is conducted regularly every 8-9 years on the subject of reincarnation.
So the study covers a lot of questions but we will look at two in particular. The first being, do people believe in reincarnation? And the second question is, do people believe in life after death and therefore the fact of being able to be born in this world after having a life? The figure is somewhat low.
And about reincarnation, in Western Europe 19% and in Eastern Europe a little higher, 21%, more or less the same. So these are the figures. You see there are 44 countries and it is based on a sample of almost 64,000 people. Yes, next.
So if we look at it as a whole, those who reject any form of belief in personal survival, they are 46% and then there are about 30% who believe in life after death in the Christian sense, you are born and then you die and then you live on thereafter. Then there are 23% or 24% who believe in reincarnation. One more I think. Yes, and of those who believe in afterlife, 46% they believe in reincarnation.
So reincarnation is a very essential part of believing in life after death. I want to talk mostly about cases of children who claim to remember a past life. Such studies were originally begun by Professor Ian Stevenson at the University of Virginia. He was a professor in psychiatry and he became interested in this and studied a number of cases that he found in various countries over a long time, some 30-40 years, and published several books about his research.
I made an internship in clinical psychology for a year at the University of Virginia and then there started my sort of work with him. And he invited me to study, to ask me if I would like to study some cases of the reincarnation type. Yes, I said I would like to do that. If I could study many enough to make a psychological study of these children, namely like a group of 30 and then I would compare them with a group of 30 children who claimed no memories.
And he agreed to that and then we decided what might be the good country and we concluded that Sri Lanka might be one because it is not difficult to find cases there. And from there I went on. Yes, and then I later studied some over 30 cases in Lebanon. And then there were a few in India and one I came across in Iceland.