Martines de Pasqually militaire

Au milieu du XVIIIe siècle un météore traverse les cieux de l'illuminisme européen: Martines de Pasqually. Si son identité est incertaine, ses pouvoirs parfois mis en doute, et sa doctrine de la réintégration jugée "ardue", quelques éléments biographique restent néanmoins certains, notamment sa carrière militaire. Engagé à l’âge de neuf ans (!) dans la cavalerie, Martinès trouvera au sein de l’armée le terreau propice à ses études théurgiques en particulier par la constitution de son groupe "les élus coëns".

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Christian Marcenne nous rappelle* l’ardente piété de la société espagnole de cette époque : "nous y vîmes un sursaut du surnaturel… L’univers entier y apparait peuplé de forces mystérieuses, indifféremment bonnes ou mauvaises. Ce sont elles qui envoient succès et malheur, bien et mal, maladie et richesse, pluie ou sécheresse. Ces forces, il faut savoir les concilier et les manipuler, ce qui est possible dans une large mesure par la magie. Nous connaissons à Madrid au XVIIème siècle de véritables entrepreneurs de magie et l’on voit se former autour d’eux de petits cénacles de sociabilité, des personnes qui prenaient l’habitude de se rencontrer et d’échanger recettes et informations. La présence d’hommes cultivés explique l’utilisation occasionnelle de livre tel que « Les clavicules de Salomon » qui se transmettaient sous le manteau…. "
Souhaitez-vous découvrir le parcours militaire de Martinès de Pasqually ? Eléments de réponses de Christian Marcenne dans cet exposé de 27 minutes filmé lors du colloque du tricentenaire de Martinès de Pasqually, organisé par l'Institut Eléazar et la revue Renaissance Traditionnelle, à Marseille.

* citant l’historien Jean-Pierre Dedieu

Extrait de la vidéo

Les formations juridiques, membres de la société Martinez de Pasquali depuis l'origine, avec Joël Coutura, membres de l'IDERM, que beaucoup d'entre vous, j'imagine, connaissent, en tout cas. Christian Marseille a beaucoup exploré les archives bordelaises, mais pas seulement les archives bordelaises. Et également celles de Saint-Domingue au XVIIIe siècle. Nous lui devons, vous le savez sans doute, une des découvertes les plus essentielles de ces dernières années, s'agissant de Martinez de Pasquali.

Il s'agit des certificats militaires de Martinez de Pasquali. Christian a été désigné pour nous présenter une communication dont le titre est Martinez de Pasquali militaires. La société Martinez de Pasquali, comme vous l'avez peut-être constaté, met un S à Pasquali parce qu'on ne veut pas changer les traditions. Alors que Martinez de Pasquali, ça s'écrit avec un Z, puisque c'est une famille espagnole.

Valence a cette particularité d'un royaume, un comté, ce que vous voudrez, détaché du royaume d'Aragon, mais qui a ses propres lois depuis toujours et qui ne sont pas les lois castillanes. C'est beaucoup plus proche de la Catalogne, mais ce ne sont pas les lois castillanes. Et donc, le père de Martinez de Pasquali, je vous l'ai dit tout à l'heure, est né à Alicante. Alicante, c'est le royaume de Valence.

Les certificats que Pasquali va mettre en garde chez le notaire Perrin Sabordo, juste avant de partir pour les îles, dont on se demande quand il va partir, ça c'est une hypothèse de ma part, dont on se demande quand il va partir s'il ne pense pas n'en jamais revenir. Donc, il prend des précautions, il a une femme, il a des enfants, il dépose les certificats qui font de lui un militaire depuis toujours, au service de la France notamment, il les dépose chez un notaire qui est franc-maçon qui s'appelle Perrin Sabordo.

Il faut noter que ces certificats ont été établis devant le jugemage de Toulouse en 1761, c'est-à-dire, à mon avis, au moment où Martinez de Pasquali quittait l'armée. Il était réformé, le régiment d'Île-de-France était réformé, il quittait l'armée. Le jugemage s'appelle Morlon. Il a une particularité, Morlon.

Morlon, c'est le frère d'un autre Morlon qui est de Rhodes, et les deux ont été très liés avec un monsieur qui s'appelait Pierre Picgoudane de la Goudalie, qui avait monté, dans les années 49-50, à Bordeaux, et puis à Poitiers ensuite, la loge des fendeurs ou des charbonniers. Des fendeurs de bois et des charbonniers avec un permettre, avec toute une symbolique du bois. Cette loge s'arrête dans les années 55, à peu près.

Pierre Picgoudane de la Goudalie est parti à Poitiers et puis en Angleterre, et à ce moment-là, la loge des fendeurs disparaît. Morlon est impliqué totalement dans la loge des fendeurs. Donc, en 61, il va donner les certificats à Pasquali comme ancien militaire. Il faut savoir aussi, et je vais vous le lire, que Jean-Pierre De Dieu, qui a beaucoup étudié l'Espagne, va vous expliquer comment fonctionnent, notamment dans le Royaume de Valence, les données espagnoles.

Il commence par parler de la religion en Espagne et de l'omniprésence du divin. Il nous dit... Nous croyons pouvoir résumer la situation en Castille dans la seconde moitié du XVIe siècle. C'est-à-dire que dès le XVIe siècle, vous avez une prise d'opposition qui va jusqu'en 1808.

Il couvre jusqu'en 1808 de Dieu. D'un côté, un très fort sursis du surnaturel. L'univers entier y apparaît peuplé de forces mystérieuses, indifféremment bonnes ou mauvaises. Ce sont elles qui envoient succès et malheur, bien et mal, maladie et richesse, pluie ou sécheresse, épisodie et criquet.

Ces forces, il faut se les concilier et les manipuler, ce qui est possible dans une large mesure par la magie. Nous connaissons à Madrid, au XVIIe siècle, de véritables entrepreneurs de magie. Et on voit se former autour d'eux de petits cénacles de sociabilité, des personnes qui prenaient l'habitude de se rencontrer, d'échanger des recettes, des informations. La présence d'hommes cultivés explique l'utilisation occasionnelle d'ouvrages tels que les clavicules de Salomon qui se transmettaient sous le manteau.

Ces pratiques, en espagnol, portent le nom dont vous voyez l'ambiance espagnole dans laquelle vont tremper les dons Martinez de Pascuali. Dons Martinez de Pascuali, pourquoi ? Parce qu'ils sont militaires et qu'ils vont obtenir, toujours dans les mêmes conditions, la noblesse militaire à Valence. Quand M.

De Dieu parle toujours de l'Espagne et de ses forces armées, une fois de plus, l'époque des rois catholiques est décisive. Elle voit la naissance d'une véritable armée permanente aux mains de la monarchie. Très vite, cependant, cette armée quitte le pays et passe en Italie puis au Pays-Bas. Les tierces sauces du corps expéditionnaire.

C'est-à-dire que vous avez un cinquième d'espagnols dans les tierces sauces et les trois ou quatre cinquièmes restantes sont des forces étrangères, notamment des forces vallonnes, des forces suisses, des forces italiennes et des forces françaises, bien entendu. Ça va donner à l'usage ce qu'on appellera les galispans dès 1692, c'est-à-dire les forces franco-espagnoles qui, alliées sous la coupe de Philippe V et de son successeur, vont combattre en Europe, d'une part un petit peu en Espagne, mais essentiellement en Italie et en Suisse et surtout.

Ça c'est M. Vermanesca qui s'en est occupé à Nice, c'est-à-dire en Savoie. Il est notable de voir que le maréchal-duc de Richelieu qui, en 1747, est nommé à la place de Belle-Île, gouverneur à Gênes, va amener dans cette ville avec lui le théâtre, les armées, le théâtre aux armées et tout un système où les Génois ont récupéré depuis, notamment Valence et Alicante,

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